Evènement : Elections US - Le retour de Trump : Qu’est-ce que ça change ? Avec des résultats historiques en sa faveur dans les swing states, la victoire de Donald Trump est frappante. À la différence de son premier mandat, Donald Trump jouira d’une liberté plus importante eu égard à une plus forte représentation du parti républicain au Sénat et à la Chambre des représentants. Ceci devrait lui permettre d’agir plus aisément dans la réalisation de son programme.ord.
Le 47ème Président des Etats-Unis pourrait chercher à accentuer le protectionnisme américain. Cela se traduirait notamment par une augmentation des droits de douane. Les relations commerciales se tendraient alors avec la Chine, mais aussi avec l’Europe qui pourrait également être dans le viseur du président. Si ce scénario se matérialisait, il y aurait un impact direct pour la France avec des secteurs exportateurs comme l’aéronautique, le secteur viticole, produits pharmaceutiques qui en pâtiraient. C’est d’ailleurs ce que l’on a constaté entre le 6 novembre et le 11 novembre avec Bayer qui fait -13%, BMW -7%, Mercedes Benz -6% par exemple.
La souveraineté américaine sera aussi assurée par une indépendance pétrolière. Avec la promesse d’une exploitation massive des sols, le secteur des énergies renouvelables a été l’un des grands perdants sur les marchés avec -2,5% sur 1 semaine pour le Stoxx 600 Utilities Net Return. Cela traduit le manque à gagner à court terme pour ce secteur de transition face à la nouvelle manne pétrolière que pourrait autoriser les Etats-Unis. Pour autant, il faut également s’attendre à un impact sur le secteur de l’énergie fossile, peut-être à un horizon un peu plus lointain, puisque si l’offre augmente considérablement, le cours du baril pourrait en être fortement impacté.
Pour son deuxième mandat, outre les tensions commerciales, le Président américain pourrait amener une plus grande instabilité géopolitique. Les proches de Donald Trump semblent plus vindicatifs, ce qui nous interroge sur la future position des Etats-Unis dans les dossiers des guerres en Ukraine et au Moyen-Orient. Ses positions joueront sur les politiques de Défense au sein de l’Union Européenne et des entités internationales.
La mobilisation de l’UE face à ce nouveau paradigme sera primordiale dans l’étude des futures opportunités et l’allocation de nos portefeuilles actions.
D’autres projets comme la déréglementation du système bancaire et un assouplissement fiscal massif sont à l’étude. De façon générale, le programme de Donald Trump nous interroge sur les niveaux que la dette américaine pourrait atteindre, elle qui est déjà à des niveaux historiques et devient de plus en plus insoutenable. Ces doutes sur la solvabilité des Etats-Unis ont conduit le taux 10 ans américain a remonté à 4,4% le 6 novembre, avant de redescendre depuis à 4,3%.
Alors que Donald Trump avait lourdement insisté sur son intention d’ingérence dans les décisions de la Fed, la banque centrale américaine a tenu le jeudi 7 novembre sa première réunion post élection. Celle-ci a été l’occasion d’une nouvelle baisse de 25 points de base. L’élection de Trump, ni son programme économique, n’ont eu effet sur le plan d’action de la Fed à ce stade.
L’élection de Donald Trump a été positivement accueilli par les marchés, avec des performances sur la seule séance du 6 novembre de l’ordre de 3% pour le Dow Jones, 2% pour le Nasdaq 100, et même 6% pour le Russel 2000, l’indice des petites capitalisations américaines. A l’inverse, les marchés européens et asiatiques ont accusé le coup avec -1,4% pour l’Eurostoxx 50 et -1,1% pour le MSCI Emerging Markets entre le 6 et 11 novembre.
Les sondages nous préparaient à une victoire de l’ancien Président, et nos portefeuilles étaient investis en conséquence. Sur nos gammes Eres Multigestion et Eres Multi ISR, nous avons notamment bénéficié d’une part de notre biais Monde sur les actions, et d’autre de notre surpondération sur le crédit (en comparaison aux obligations souveraines). Si le marché pourrait connaitre à très court terme des mouvements de volatilité, nous conservons notre vue macroéconomique sur plusieurs mois. Nous profiterons des prochaines semaines pour consolider le biais actions Monde, et particulièrement US. Sur la partie obligataire, en raison du ralentissement économique anticipé ainsi que le cycle de restriction monétaire, nous rééquilibrerons les portefeuilles en faveur d’obligations souveraines, et iront chercher du rendement sur la partie longue de la courbe des taux.
Source : Eres Gestion, Bloomberg, données au 11/11/24
Le Zoom ISR : COP16 BiodiversitéLa COP16 Biodiversité s’est tenue du 21 octobre au 1er novembre 2024 à Cali en Colombie. Après deux semaines de discussions, 196 pays ont tenté de s’accorder pour protéger la biodiversité mondiale d’ici 2030. Les promesses sont là, mais l’ambition reste en deçà des objectifs.
Parmi les nouvelles décisions, 150 millions d’euros seront apportés par huit gouvernements au fonds cadre mondial pour la biodiversité, le portant à 400 millions de dollars. Un bon départ, mais bien loin des 200 milliards de dollars annuels nécessaires d’ici 2030 pour atteindre les ambitions de protection de la biodiversité.
Également, les pays en développement se sont vus refusés un nouveau fonds, indépendant, sous l’égide de l’ONU, pour assurer une distribution équitable des financements.
Cette COP a tout de même permis d’avancer sur des sujets importants avec par exemple la création du fonds Cali qui vise à faire contribuer les entreprises qui bénéficient de ressources génétiques (notamment dans les domaines de la cosmétique et pharmaceutique) aux pays d’origine de ces ressources. Le bémol c’est que l’abondement de ce fonds reste volontaire. Par conséquent, l’incertitude règne autour des fonds qui seront levés et l’impact réel.
Enfin, la COP 16 marque une avancée clé dans la représentation des peuples autochtones avec la création d’un groupe permanent pour mieux inclure ces acteurs essentiels dans les décisions de la Convention sur la diversité biologique.
Seulement 17.6% des terres et 8.4% des océans sont actuellement protégés selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP-WCMC) lors de la COP 16 – Octobre 2024. Le sujet est complexe, on le ressent également dans l’industrie financière avec des engagements qui restent modestes et des difficultés à déterminer des indicateurs de performances matériels et mesurables pour les entreprises financés. Pour les différentes institutions, gouvernementales ou financières, le chemin est encore long avant d’atteindre les objectifs fixés pour 2030.
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